Malus au poids : comment calculer la taxe en 2026 ?

⚡ En bref

  • Depuis 2026, le malus au poids s’applique dès 1 500 kg de masse en ordre de marche (rubrique G de la carte grise).
  • Le calcul est progressif : de 10 euros par kilogramme entre 1 500 et 1 699 kg jusqu’à 30 euros à partir de 2 000 kg.
  • Exemple : un véhicule de 1 850 kg paie 4 520 euros de malus masse, avant un éventuel malus CO₂.
  • Malus masse et malus CO₂ se cumulent, plafonnés ensemble à 80 000 euros en 2026.
  • Les électriques et à hydrogène sont exonérés ; les familles d’au moins trois enfants ont droit à 200 kg d’abattement par enfant.

Vous achetez un SUV compact pour votre famille ou vous préparez le renouvellement d’une flotte professionnelle ? Un détail peut modifier sérieusement le budget d’immatriculation : la masse administrative du véhicule. En 2026, le malus au poids, officiellement appelé taxe sur la masse en ordre de marche, commence dès 1 500 kg. Certains modèles épargnés par le barème 2025 peuvent donc devenir taxables.

Le calcul se fait par tranches. Un véhicule de 1 550 kg ne paie pas 1 550 kg multipliés par 10 euros : seuls les 51 kg situés au-dessus de 1 499 kg sont taxés. Cette nuance change tout.

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Article mis à jour le 1er octobre 2026. Les règles fiscales évoluent chaque année : vérifiez toujours le barème applicable à la date de première immatriculation.

Malus au poids 2026 : ce qui change dès 1 500 kg #

Pour une première immatriculation relevant du barème 2026, le seuil passe à 1 500 kg. La taxe concerne la masse en ordre de marche du véhicule et se règle généralement lors de sa première immatriculation en France.

Le dispositif vise principalement les voitures particulières et certains véhicules assimilés, selon leur catégorie administrative, leur carrosserie et leur nombre de places. Une voiture déjà immatriculée en France n’est en principe pas taxée à chaque changement de propriétaire.

Ce nouveau seuil s’inscrit dans une série de changements fiscaux pour l’automobile en 2026, passés en revue par la chaîne Ecki – News Auto :

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Quelle masse faut-il retenir pour le calcul ? #

La masse en ordre de marche s’exprime en kilogrammes et correspond à la donnée administrative retenue pour l’immatriculation. Elle ne doit pas être confondue avec la masse à vide ni avec la masse maximale techniquement admissible.

Pour la retrouver, consultez la rubrique G du certificat d’immatriculation. Le poids réellement observé avec quatre passagers, des bagages ou un coffre chargé n’est pas celui retenu pour calculer le malus.

Un attelage, une transformation ou un équipement ajouté peuvent toutefois modifier les caractéristiques administratives du véhicule. Avant l’achat, comparez donc la carte grise, le certificat de conformité et les données communiquées par le vendeur. Une estimation commerciale ne suffit pas.

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Le barème 2026, tranche par tranche #

Barème du malus au poids 2026
Fraction de la masse en ordre de marche Tarif par kilogramme
Jusqu’à 1 499 kg 0 euro
De 1 500 à 1 699 kg 10 euros
De 1 700 à 1 799 kg 15 euros
De 1 800 à 1 899 kg 20 euros
De 1 900 à 1 999 kg 25 euros
À partir de 2 000 kg 30 euros

Le calcul est progressif : chaque fraction reçoit son propre tarif marginal. Ces montants correspondent au barème 2026 indiqué par les dispositions fiscales relatives à la taxe sur la masse en ordre de marche. Ils ne doivent pas être repris automatiquement pour une autre année.

Comment calculer concrètement la taxe sur la masse ? #

La méthode tient en quatre étapes :

  • relever la masse en ordre de marche ;
  • identifier l’année de première immatriculation en France ;
  • répartir les kilogrammes dans les tranches ;
  • additionner les montants obtenus, puis appliquer les éventuelles réductions.

Exemple avec 1 550 kg : les 1 499 premiers kilogrammes sont exonérés. Les 51 kg suivants sont taxés à 10 euros : 51 × 10 euros = 510 euros.

Exemple avec 1 850 kg :

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  • de 1 500 à 1 699 kg : 200 × 10 euros = 2 000 euros ;
  • de 1 700 à 1 799 kg : 100 × 15 euros = 1 500 euros ;
  • de 1 800 à 1 850 kg : 51 × 20 euros = 1 020 euros.

Total théorique : 4 520 euros.

Exemple avec 2 100 kg : 2 000 euros pour la première tranche taxable, 1 500 euros pour la suivante, 2 000 euros pour la tranche à 20 euros, 2 500 euros pour celle à 25 euros, puis 101 × 30 euros = 3 030 euros. Le total atteint 11 030 euros.

Le tarif de 30 euros ne s’applique donc pas aux 2 100 kg. C’est l’erreur classique. Pour 1 499 kg, le montant reste nul ; pour 1 600 kg, seuls 101 kg sont taxés.

Malus au poids et malus CO₂ : deux taxes qui peuvent se cumuler #

Le malus masse repose sur le poids administratif. Le malus CO₂, parfois appelé malus écologique, dépend du taux d’émission de dioxyde de carbone indiqué en grammes par kilomètre, notamment en rubrique V.7 de la carte grise.

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Les barèmes et les exonérations diffèrent. Une voiture peut donc être concernée par l’une des taxes, par les deux, ou par aucune. Les deux montants peuvent se cumuler, dans la limite du montant maximal du malus CO₂, soit 80 000 euros en 2026 (montant atteint au-delà de 191 g/km).

Quels véhicules échappent encore à cette taxation ? #

Les exonérations dépendent de la motorisation, de la catégorie du véhicule et de la situation de l’acheteur. Il faut vérifier chaque dossier, surtout pour les modèles lourds ou importés.

  • les véhicules 100 % électriques et à hydrogène sont exonérés en 2026 ;
  • les véhicules accessibles en fauteuil roulant et certaines voitures adaptées aux personnes handicapées peuvent être exonérés ;
  • les titulaires de la carte mobilité inclusion (CMI) sont exonérés ;
  • les familles nombreuses peuvent demander une réduction de masse si les conditions prévues sont remplies ;
  • certaines catégories administratives et carrosseries spécifiques suivent un régime différent.

Un véhicule hybride n’est pas exonéré : il bénéficie seulement d’un abattement de 100 kg (hybride non rechargeable) ou de 200 kg (hybride rechargeable, dans la limite de 15 % de la masse). Même prudence pour les utilitaires : leur catégorie figurant sur le certificat d’immatriculation compte autant que leur aspect extérieur.

Véhicules électriques : une exonération à vérifier avant l’achat #

Le décret du 24 juin 2025 annonçait une taxation des véhicules électriques à partir du 1er juillet 2026, avec un abattement de 600 kg, sauf pour les modèles « à faible empreinte carbone ». Ce dispositif n’est pas entré en vigueur.

Depuis le 1er mars 2026, l’article L421-79 du CIBS, modifié par la loi du 19 février 2026, exonère tous les véhicules électriques et à hydrogène, avec ou sans éco-score. Méfiez-vous donc des annonces anciennes ou des brochures qui évoquent encore une taxation des électriques.

La même précaution vaut pour les modèles hybrides rechargeables. Leur masse élevée ne suffit pas à déterminer leur régime fiscal. Il faut regarder la motorisation officiellement homologuée, la catégorie administrative et la date exacte de première immatriculation.

Familles nombreuses et personnes en situation de handicap #

Une famille ayant au moins trois enfants à charge peut, sous conditions, obtenir une réduction de 200 kg par enfant. Avec trois enfants, la réduction théorique atteint donc 600 kg. Pour une voiture de 1 950 kg, la masse retenue passerait à 1 350 kg : aucun malus masse ne serait alors dû selon le barème 2026.

Cette mesure ne constitue pas une exonération automatique. Le véhicule doit notamment comporter au moins cinq places, être acheté ou loué dans les conditions prévues, et la demande reste limitée à un seul véhicule par foyer. Le remboursement se demande après le paiement, avec les justificatifs requis.

Les règles liées au handicap obéissent elles aussi à des critères précis. Une voiture adaptée, une carte mobilité inclusion et la personne inscrite sur le certificat d’immatriculation doivent être examinées ensemble.

Le cas des voitures d’occasion importées #

Une voiture d’occasion déjà immatriculée en France ne subit généralement pas un nouveau malus lors d’une revente. En revanche, un modèle acheté à l’étranger puis immatriculé pour la première fois en France peut être soumis aux taxes applicables.

Son ancienneté peut entraîner un abattement, calculé selon les règles prévues pour les véhicules importés. Il faut alors examiner l’historique de première immatriculation à l’étranger, la date de mise en circulation et le barème correspondant. Le simulateur officiel reste le meilleur point de contrôle avant de signer.

Professionnels : quel impact sur le coût réel d’une flotte ? #

Pour une TPE, une voiture à peine sous le seuil peut coûter moins cher à immatriculer qu’un modèle très proche, mais situé quelques dizaines de kilogrammes au-dessus. Une berline de 1 490 kg ne supporte aucun malus masse. Un SUV de 1 650 kg génère 151 × 10 euros, soit 1 510 euros, avant tout éventuel malus CO₂.

Sur cinq véhicules, l’écart atteint déjà 7 550 euros. Ce montant pèse dans le coût d’acquisition, le budget de renouvellement et la comparaison entre achat, location longue durée et abonnement automobile.

CarGo Flex et le malus au poids : ce que la location change, ou pas #

Pour les professionnels qui veulent éviter une sortie de trésorerie immédiate liée à l’acquisition, CarGo Flex propose une location par abonnement mensuel, avec une durée flexible, sans apport et en formule tout inclus. Cela ne supprime pas la taxe et ne transforme pas un véhicule taxable en véhicule exonéré. En revanche, la charge automobile est répartie dans le temps plutôt que concentrée au moment de l’achat.

👉 La page consacrée à la taxation au poids des utilitaires rappelle justement les points à contrôler avant de choisir un modèle professionnel : masse, catégorie, fiscalité et coût global.

Les erreurs qui font gonfler la facture #

  • prendre le poids à vide au lieu de la masse en ordre de marche ;
  • appliquer le tarif de la dernière tranche à tous les kilogrammes ;
  • utiliser le barème 2025 pour une immatriculation en 2026 ;
  • oublier le malus CO₂ dans le budget total ;
  • penser qu’un hybride rechargeable est automatiquement exonéré ;
  • négliger une réduction liée à une famille nombreuse ou au handicap ;
  • confondre une revente en France avec une première immatriculation française après importation.

Quel véhicule choisir sous le seuil de 1 500 kg ? #

Commencez par la masse officielle, pas par l’impression donnée par la carrosserie. Comparez ensuite les émissions de CO₂, la motorisation, le nombre de places et l’usage réel : trajets urbains, longues distances, matériel transporté ou déplacements de commerciaux.

Pour une flotte, raisonnez en coût total : prix ou loyer, taxe à l’immatriculation, énergie, entretien et durée de détention. Un modèle à 1 490 kg n’est pas forcément le meilleur choix si son malus CO₂, sa consommation ou son coût d’exploitation sont élevés. Avant toute demande de carte grise, vérifiez l’année de première immatriculation, la rubrique G, les exonérations éventuelles et le résultat du simulateur officiel.

🎯 À retenir

  • Ne multipliez jamais la masse totale par le tarif de la dernière tranche : seuls les kilogrammes à partir de 1 500 kg sont taxés, tranche par tranche.
  • Les hybrides ne sont pas exonérés : abattement de 100 ou 200 kg seulement.
  • Une occasion déjà immatriculée en France ne repaie pas le malus ; une importation si, avec une décote selon l’ancienneté.
  • Pour une flotte, raisonnez en coût total : prix ou loyer, taxes, énergie, entretien.

Questions fréquentes #

Combien coûte le malus au poids d’un véhicule de 1 600 kg ?

Seuls les kilogrammes à partir de 1 500 kg sont taxés, soit 101 kg à 10 euros : 1 010 euros en 2026, avant un éventuel malus CO₂.

Les voitures électriques paient-elles le malus au poids ?

Non. Depuis le 1er mars 2026, l’article L421-79 du CIBS exonère tous les véhicules électriques et à hydrogène. La taxation annoncée pour le 1er juillet 2026 n’est pas entrée en vigueur.

Le malus au poids est-il dû à la revente d’une occasion ?

Non, pour une voiture déjà immatriculée en France. Un véhicule importé, immatriculé pour la première fois en France, y est soumis, avec une décote de 3 % à 100 % selon le temps écoulé depuis sa première immatriculation.

Comment fonctionne la réduction pour familles nombreuses ?

Les foyers d’au moins trois enfants peuvent obtenir un abattement de 200 kg par enfant, pour un seul véhicule d’au moins cinq places. Le malus est payé à l’immatriculation, puis remboursé sur demande.

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